Dernier message posté sur ce "dark blog", "the dark side of the blog", blog auquel je confie ce que je ne veux, ne peux, n'ose dire à personne. Ridicule ? Bof... Vouloir rester moi-même en dehors des codes et des modes me plonge déjà pas mal dans l'ermitage, alors, disons que je ne veux pas agraver mon cas.

Côté coeur, je suis bien parvenu à garder, ou à rester, avec ma belle, mais cette histoire d'amour ne sera jamais sous le signe d'un long fleuve tranquille. Après les soubresauts de cet été, où je me suis retrouvé à faire partie d'une étude comparative, j'ai finalement été le candidat retenu. Ce ne fut pas chose facile, l'autre prétendant avait constitué un dossier sérieux. Elle ne l'aimait pas mais..., il disposait d'armes lourdes: immense maison, grande fortune, voyages, achats possible de voiture, cadeaux, appartement sur la côte, bigre...

Dans mon escarcelle, pas grand chose, rien en fait, mon amour, mais sans obligation, "tu fais ce que tu veux, tu n'as juste à savoir..., que je t'aime...". Très efficace, percutant. Il lui fallait lâcher "les pépettes" mais difficile de résister à l'amour d'un homme sincère. "Grand millionaire" avec sa stratégie de mac mettant la femme au rang de pute a fait chou gras.

Depuis, nous avons encore déniché un nouveau concept. Je crois que c'est elle qui l'a trouvé, mis en place. Moi, je lui ai trouvé son nom. C'est le concept du "doudou". Elle aime ma présence, mon contact, mon visage, ma peau, ma chaleur, mon odeur. Elle est heureuse, profite de l'instant. Adhère t-elle à mon personnage, un peu poète, rêveur, écrivain, musicien, philosophe, et pas mal looser ? Je ne pense pas. Sa vie a été jalonnée de winners, "économic winners" qui finissent par envisager que le statut leur donne le droit de tenir la main d'une belle femme, qui elle de son côté ne peut délaisser vraiment ce qui brille.

Depuis que j'ai trouvé ce mot de doudou, elle se plait à l'employer, elle se sent bien avec ce mot. Cet homme n'est pas complètement son homme, car un homme, pour elle, reste encore très attaché à ses anciens concepts de protection, de force, et insidieusement de domination. Alors, je suis son doudou.

Assurément, c'est moins casse gueule. L'amour total est tellement exigeant. Il a besoin d'admiration, d'acceptation de l'autre dans tout son être, de compréhension sans calcul, et de toute absence de calcul. Nous n'en sommes pas là. La vie a fait en sorte qu'elle soit souvent contrainte de calculer. Mais qui sait, peut-être finrons-nous par nous admirer. Je dois bien m'avouer que son égocentrisme est horripilant. Alors, pour le moment, nous sommes surtout deux animaux blessés trouvant refuge dans notre histoire itinérante.   100_1298